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Lettre 579·XIX, folios : 203
Olier, Benoit, vi-bailli de Gap
M. de Gordes
Lettre non liée
Date non renseignée
Gap
Grenoble
,

Transcription

1
Monseigneur, ores je n’aye opinion que par la votre dernière qu’il vous
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a pleu m’escripre, n’ayez entendu me délaissier quelque cognoissance
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de cause sur l’ouverture alternative des portes de cette ville,
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d’aultant que selon les occasions et occurances, je seroys
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beaucoup plus asseuré de tenir fermées les unnes que les
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aultres comme elles ne sont esgalles à se garder de
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surprinse, joinct que ne pouvant ceulx qui sont de garde
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en deux desdites portes y demeurer à couvert (quelque solicitations
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et instance que j’aye sceu faire devers noz consulz de faire couvrir
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et accomoder les lieux des corps de garde d’icelles), il est
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impossible de le y faire tenir et arrester en temps de
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pluye ou d’impétuosité de ventz. Ce néantmoings, pour
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le désir que j’ay ne desfaillir d’ung seul poinct à voz
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commandementz et à ce qu’il ne semble à quelques ungz
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le contraire, je vous supplie très humblement, Monseigneur,
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me voulloyr despartir sur ce plus expressément
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votre intention et je prierey Dieu vous donner
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Monseigneur, en parfaicte santé, très heureuse et longue
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vie. De Gap, le XXIXe de novembre 1572.
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Vostre très humble et plus obéyssant serviteur B. Olier
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L’on m’a dict que aulcungs des chiefz
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de l’opinion de ses environs vendent
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leurs domaines, exigent leurs debtes
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fort diligemment et ramassent des
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deniers le plus qu’ilz peuvent. Je ne
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scay, Monseigneur, si ce seroyt comme
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aulcungs le deubtent qu’augmenter pour faire
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à s’en aller.